Il y a quelques années, le maire de Cleveland a porté plainte contre 21 banques de Wall St. à cause du drame des subprimes, Cleveland étant l'une des villes les plus touchées par les saisies immobilières. Dans mon souvenir, il a été débouté. Le procès n'a jamais eu lieu.
Mais à quoi aurait-il ressemblé s'il s'était tenu jusqu'au bout ? C'est ce qu'a voulu découvrir le réalisateur de ce film, Jean-Stéphane Bron. Ce film est loin loin d'être une fiction. Toutes les personnes présentes sont des gens normaux et sincères. Ainsi, les plaignants sont de vrais plaignants. Les avocats sont réels. Les témoins sont réels. Le jury a été sélectionné de manière normale. Tous ont accepté de jouer le jeu pour de vrai. D'ailleurs, on y croise le policier présent sur la photographie ayant reçu le World Press Photo of the Year Award 2008... Si si.
On assiste donc à un véritable procès, sincère, réel. On peut voir le talent de l'avocat de la défense à l’œuvre (un sacré pro), la sincérité de toutes les personnes impliquées, jusqu'à la conclusion du procès qui, finalement, est assez naturelle quand on voit comment la question centrale est rédigée : Wall Street est elle coupable de la crise des subprimes ?
C'est vraiment très bien fait, très très loin des films bases sur des affaires de procès, genre l'Associé du Diable. Ici, pas de grands effets de manches, pas de retournements rocambolesques ou de témoins surprise. Chaque camp produit ses preuves et ses témoins. Les jurys discutent, le juge rend le verdict.
Non, vraiment, un must see qui permet à la fois de voir comment les subprimes immobilières ont pu dériver à ce point et comment se déroule réellement un procès. On y voit aussi à quel point vouloir mettre des jurys populaires partout est une mauvaise idée.
Cleveland Contre Wall Street Documentaire de Jean-Stéphane Bron, 98'
DVD (2011) Les Films Pelleas
Fiches de lectures de divers livres, d'une utilité discutable mais néanmoins présente, à l'usage du lecteur de gauche.
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jeudi 10 janvier 2013
jeudi 19 juillet 2012
Bienvenidos en Tijuana
Tijuana, l'une des villes les plus célèbres du Mexique. L'une des villes frontières. Le passage mythique pour tenter de fuir vivre chez les "gringos". Le départ d'un mur de la honte, un autre. Le décor de trouzaines de films. Le lieu de débauche de certains qui vivent au nord. Pour la plupart, une immense ville, fractionnée, travailleuse, intense. 60 millions de personnes passent la frontière chaque année, pour toutes sortes de raisons.
Pour des raisons de doc, j'ai cherché à en savoir plus sur cette ville qui cristallise tant de mythes modernes nord-américains. Et je suis tombé par hasard sur ce livre. Les trois auteurs ont tenté de donner un aperçu de ce qu'était Tijuana, d'à quoi ressemblait la vie réelle là. Immense mosaïque littéraire faite de photographies de rue et de citations de textes divers et nombreux provenant de toutes sortes de source (littéraires, documents officiels, articles de journaux, statistiques). Kaléidoscopique, le portrait est, bien sûr, incomplet et fragmenté, mais au final, difficile de donner un meilleur panoramique. Le lecteur, comme une mouche, recompose au final une image dans sa tête. J'ai rarement vu une meilleure façon de présenter une ville, quelle qu'elle soit (et pourtant, dieu sait que je me suis tapé des atlas de villes imaginaires bien péraves - Chaosium, celle là elle est pour toi).
Here is Tijuana, de Fiamma Montezemolo, Rene Peralta, et Heriberto Yepez
chez Black Dog Productions, ISBN n°1-9047724-55
Pour des raisons de doc, j'ai cherché à en savoir plus sur cette ville qui cristallise tant de mythes modernes nord-américains. Et je suis tombé par hasard sur ce livre. Les trois auteurs ont tenté de donner un aperçu de ce qu'était Tijuana, d'à quoi ressemblait la vie réelle là. Immense mosaïque littéraire faite de photographies de rue et de citations de textes divers et nombreux provenant de toutes sortes de source (littéraires, documents officiels, articles de journaux, statistiques). Kaléidoscopique, le portrait est, bien sûr, incomplet et fragmenté, mais au final, difficile de donner un meilleur panoramique. Le lecteur, comme une mouche, recompose au final une image dans sa tête. J'ai rarement vu une meilleure façon de présenter une ville, quelle qu'elle soit (et pourtant, dieu sait que je me suis tapé des atlas de villes imaginaires bien péraves - Chaosium, celle là elle est pour toi).
Here is Tijuana, de Fiamma Montezemolo, Rene Peralta, et Heriberto Yepez
chez Black Dog Productions, ISBN n°1-9047724-55
mardi 21 février 2012
Des lectures dures mais nécessaires
Tout occuppé à procrastiner, je m'aperçois que je n'ai pas alimenté ce blog depuis un moment. Bon, alors autant faire un petit billet sur de la BD, et oui, encore. Et en plus, de la BD qui réjouit, qui met de bonne humeur, qui respire la joie.
Ou pas.
En 1992, Art Spiegelman reçoit le prix Pulitzer pour le premier volume de sa BD, Maus. Spiegelman (qui était à Angoulème cette année) a, d'après moi, prouvé avec Maus que la BD était un support noble capable d'aborder tous les sujets et ne se limitant pas "aux petits Mickeys". Maus est une BD dure, une BD sans concessions, ainsi qu'une BD où chaque planche révèle une maîtrise du fond et de la forme incroyable. L'intrication entre la construction et le contenu de chaque planche est un travail d'orfèvre magnifique. Aussi éblouissant qu'est terrible l'histoire racontée.
Pour les 25 ans de cette BD, Flammarion a le bon goût de non seulement rééditer la BD dans un format agréable, mais d'y ajouter "MetaMaus", un livre tout aussi gros racontant sous la forme d'une longue interview d'Art Spiegelman la gestation, la construction et les retentissements de Maus, avec de nombreuses pièces. MetaMaus est, à mon avis, tout aussi intéressant que Maus, qu'il découvre sous de nouveaux angles et renforce tout à la fois.
A coté de Maus et MetaMaus, dont la renommée n'est plus à faire, j'en profite pour parler d'un petit album, plus confidentiel, que j'avais acheté presque par hasard lors d'un salon du livre il y a bien longtemps, et qui traite d'une autre manière le sujet des camps. Il s'agit de Drancy - Berlin - Oswiecim, de Gregory Ponchard. Dans ce petit album, extrêmement personnel lui aussi, l'auteur raconte son voyage de l'un à l'autre de ces lieux dans une progression lente dans le froid et les ténèbres de cette terrible Histoire.
Cet album fut une excellente surprise.
Drancy - Berlin - Oswiecim de Gregory Ponchard
chez Les Requins Marteaux ISBN n°2849610232
Maus & MetaMaus de Art Spiegelman
chez Flammarion
ISBN n°9782081278028 & n°9782080689672
Ou pas.
En 1992, Art Spiegelman reçoit le prix Pulitzer pour le premier volume de sa BD, Maus. Spiegelman (qui était à Angoulème cette année) a, d'après moi, prouvé avec Maus que la BD était un support noble capable d'aborder tous les sujets et ne se limitant pas "aux petits Mickeys". Maus est une BD dure, une BD sans concessions, ainsi qu'une BD où chaque planche révèle une maîtrise du fond et de la forme incroyable. L'intrication entre la construction et le contenu de chaque planche est un travail d'orfèvre magnifique. Aussi éblouissant qu'est terrible l'histoire racontée.
Pour les 25 ans de cette BD, Flammarion a le bon goût de non seulement rééditer la BD dans un format agréable, mais d'y ajouter "MetaMaus", un livre tout aussi gros racontant sous la forme d'une longue interview d'Art Spiegelman la gestation, la construction et les retentissements de Maus, avec de nombreuses pièces. MetaMaus est, à mon avis, tout aussi intéressant que Maus, qu'il découvre sous de nouveaux angles et renforce tout à la fois.
A coté de Maus et MetaMaus, dont la renommée n'est plus à faire, j'en profite pour parler d'un petit album, plus confidentiel, que j'avais acheté presque par hasard lors d'un salon du livre il y a bien longtemps, et qui traite d'une autre manière le sujet des camps. Il s'agit de Drancy - Berlin - Oswiecim, de Gregory Ponchard. Dans ce petit album, extrêmement personnel lui aussi, l'auteur raconte son voyage de l'un à l'autre de ces lieux dans une progression lente dans le froid et les ténèbres de cette terrible Histoire.
Cet album fut une excellente surprise.
Drancy - Berlin - Oswiecim de Gregory Ponchard
chez Les Requins Marteaux ISBN n°2849610232
Maus & MetaMaus de Art Spiegelman
chez Flammarion
ISBN n°9782081278028 & n°9782080689672
Libellés :
2nde GM,
Art Spiegelman,
Bande Dessinée,
documentaire,
essentiel,
Gregory Ponchard,
histoire
jeudi 6 mai 2010
Solution locales pour désordre global cinématographique
Profitant d'une belle soirée bien froide de mai, je me suis réfugié dans la salle obscure et chaude des Sept Parnassiens pour y mater le documentaire de Coline Serreau.

Au cours de plusieurs voyages dans le monde agricole (France, Inde, Brésil, Afrique, Ukraine), Coline Serreau va interviewer de nombreux acteurs de l'agriculture bio/alternative, dont des membres du MST et le président de Kokopelli. On y découvre que les promoteurs de cette agriculture ne se contentent pas de geindre contre le vil suppôt capitaliste (comme les médias qui mentent le répètent inlassablement) mais, bien au contraire, proposent une véritable alternative qui fonctionne et donne de vrais résultats (en terme de production mais aussi d'emploi et d'environnement). Le sujet est passionnant et les intervenants excellents ; je pense particulièrement au couple d'ingénieurs en agronomie/microbiologie du sol.
Ce tour du monde présente donc des méthodes qui marchent provenant de gens qui obtiennent des résultats, seuls face à l'énorme machine industrielle qui passe leur temps à leur mettre des bâtons dans les roues. Saviez-vous qu'en France il est interdit même de _donner_ des semences qui ne soient pas dans un catalogue précis de semences autorisées dont le contenu est extrêmement inquiétant ? Je ne le savais pas non plus.
Bon, maintenant que j'ai dit tout le bien que je pensais du fond de ce film, passons à la forme. Là, par contre, c'est une catastrophe, malheureusement, qui nuit gravement au message, à sa diffusion et son acceptation. La caméra est très mal tenue. Je veux pas faire un catalogue exhaustif cruel et me contenterai des plus dérangeantes : image floue, effets de zoom malheureux, cadrage approximatif, montage hoquetant, caméra à l'épaule malheureuse, antagonisation du spectateur au début du film... La forme nuit vraiment au fond et c'est vraiment, vraiment, vraiment dommage.
Ça me fait de la peine de devoir en dire du mal... Car c'est un film à voir, pourtant, mais pour son contenu, en espérant qu'en sorte un livre...
Au cours de plusieurs voyages dans le monde agricole (France, Inde, Brésil, Afrique, Ukraine), Coline Serreau va interviewer de nombreux acteurs de l'agriculture bio/alternative, dont des membres du MST et le président de Kokopelli. On y découvre que les promoteurs de cette agriculture ne se contentent pas de geindre contre le vil suppôt capitaliste (comme les médias qui mentent le répètent inlassablement) mais, bien au contraire, proposent une véritable alternative qui fonctionne et donne de vrais résultats (en terme de production mais aussi d'emploi et d'environnement). Le sujet est passionnant et les intervenants excellents ; je pense particulièrement au couple d'ingénieurs en agronomie/microbiologie du sol.
Ce tour du monde présente donc des méthodes qui marchent provenant de gens qui obtiennent des résultats, seuls face à l'énorme machine industrielle qui passe leur temps à leur mettre des bâtons dans les roues. Saviez-vous qu'en France il est interdit même de _donner_ des semences qui ne soient pas dans un catalogue précis de semences autorisées dont le contenu est extrêmement inquiétant ? Je ne le savais pas non plus.
Bon, maintenant que j'ai dit tout le bien que je pensais du fond de ce film, passons à la forme. Là, par contre, c'est une catastrophe, malheureusement, qui nuit gravement au message, à sa diffusion et son acceptation. La caméra est très mal tenue. Je veux pas faire un catalogue exhaustif cruel et me contenterai des plus dérangeantes : image floue, effets de zoom malheureux, cadrage approximatif, montage hoquetant, caméra à l'épaule malheureuse, antagonisation du spectateur au début du film... La forme nuit vraiment au fond et c'est vraiment, vraiment, vraiment dommage.
Ça me fait de la peine de devoir en dire du mal... Car c'est un film à voir, pourtant, mais pour son contenu, en espérant qu'en sorte un livre...
vendredi 13 novembre 2009
La mise à mort du travail en (habit de) lumière
Je viens de finir de regarder le triptyque "La mise à mort du travail", de Jean-Robert Viallet. A la fin de ces 3h d'émission, la douleur et la nausée sont les principales émotions que je ressens, à l'égard d'un système qui broie et dont un point essentiel est de faire adhérer ses victimes à son fonctionnement.

La Mise à Mort du Travail 1 : La Destruction :
Cette première partie se centre sur la souffrance au travail, physique et psychologique… Du coté physique, il s'agit des TMS ou Troubles Musculo-Squelettiques dus à des gestes mille fois répétés, pour l'exemple par les caissières de supermarché, transformées en machines à enregistrer des prix simplement parce que fabriquer une machine spécialisée doit pas encore être assez rentable. De l'autre côté, nous avons les souffrances psychologiques dues à la fois au mépris actuel pour le travail en tant que tel mais aussi aux diverses formes de harcèlement moral que peut subir l'employé. Dans ce cas, il s'agit toujours des caissières, virées semble-t-il à l'aide d'un stratagème scandaleux, mais aussi de cadres car ce mal n'épargne aucun échelon.
La Mise à Mort du Travail 2 : L'Aliénation :
Ici, on s'intéresse au paradoxe du middle management, qui, contrairement à ce qu'on lui fait miroiter à l'embauche n'est qu'un fusible du type «faire passer les ordres
ou sauter». On y évoque aussi la pantalonnade malsaine de l' «amour corporate» (qui exige d'un salarié qu'il aime son entreprise, qui ne lui donnera rien en échange que la chance de ne pas se faire virer), ainsi que les superbes techniques de recrutement dont le but est de repérer et recruter les chômeurs prêts à marcher sur la tête de leurs semblables pour 30 deniers mensuels.
La Mise à Mort du Travail 3 : La Dépossession :
Ce dernier volet exhibe enfin le «monstre» en tentant d'expliquer d'où provient tout ce fleuve de larmes que sont les conditions de travail. D'une part, une autre pièce est versée au dossier, a savoir le «toyotisme», qui n'est rien d'autre que le pinacle du «fordisme» car contrairement à ce dernier qui imposait, la nouvelle organisation fait miroiter à sa «victime» que ses conditions de travail vont s'améliorer. Or on sait que ce n'est pas vrai : l'idée de départ est de booster la production et, au travers de celle-ci, le profit. Quand l'employé trouve un truc pour faire vite et mieux, il ne fait que se pourrir la vie car la cadence va augmenter, héhé. Et la cadence augmente pour un profit qui ne revient pas ni au salarié ni même au patron mais aux fonds d'investissement qui ont fait des opérations légales financières à haut rendement qui se fichent totalement des entreprises vampirisées et dont la réussite est conditionnée par le pressage, tel du raisin, de l'entreprise, avant revente à un autre vautour. Qui se paiera lui aussi sur la bête… Jusqu'à ce que mort s'ensuive (mais y'a aussi des sous à se faire sur le dépeçage). Un coda intéressant à cette exhibition est la littérature abondante expliquant et célébrant ce mépris de l'homme et du travail pour ne vanter que réussite individuelle au mépris du groupe qu'est une civilisation. Je suis d'accord avec le dernier intervenant qui contemple l'idée que notre civilisation est sur sa pente descendante, en décadence.
Pour limiter les TMS dus à l'usage d'un clavier, ce message a été rédigé sur un clavier bépo
La Mise à Mort du Travail 1 : La Destruction :
Cette première partie se centre sur la souffrance au travail, physique et psychologique… Du coté physique, il s'agit des TMS ou Troubles Musculo-Squelettiques dus à des gestes mille fois répétés, pour l'exemple par les caissières de supermarché, transformées en machines à enregistrer des prix simplement parce que fabriquer une machine spécialisée doit pas encore être assez rentable. De l'autre côté, nous avons les souffrances psychologiques dues à la fois au mépris actuel pour le travail en tant que tel mais aussi aux diverses formes de harcèlement moral que peut subir l'employé. Dans ce cas, il s'agit toujours des caissières, virées semble-t-il à l'aide d'un stratagème scandaleux, mais aussi de cadres car ce mal n'épargne aucun échelon.
La Mise à Mort du Travail 2 : L'Aliénation :
Ici, on s'intéresse au paradoxe du middle management, qui, contrairement à ce qu'on lui fait miroiter à l'embauche n'est qu'un fusible du type «faire passer les ordres
ou sauter». On y évoque aussi la pantalonnade malsaine de l' «amour corporate» (qui exige d'un salarié qu'il aime son entreprise, qui ne lui donnera rien en échange que la chance de ne pas se faire virer), ainsi que les superbes techniques de recrutement dont le but est de repérer et recruter les chômeurs prêts à marcher sur la tête de leurs semblables pour 30 deniers mensuels.
La Mise à Mort du Travail 3 : La Dépossession :
Ce dernier volet exhibe enfin le «monstre» en tentant d'expliquer d'où provient tout ce fleuve de larmes que sont les conditions de travail. D'une part, une autre pièce est versée au dossier, a savoir le «toyotisme», qui n'est rien d'autre que le pinacle du «fordisme» car contrairement à ce dernier qui imposait, la nouvelle organisation fait miroiter à sa «victime» que ses conditions de travail vont s'améliorer. Or on sait que ce n'est pas vrai : l'idée de départ est de booster la production et, au travers de celle-ci, le profit. Quand l'employé trouve un truc pour faire vite et mieux, il ne fait que se pourrir la vie car la cadence va augmenter, héhé. Et la cadence augmente pour un profit qui ne revient pas ni au salarié ni même au patron mais aux fonds d'investissement qui ont fait des opérations légales financières à haut rendement qui se fichent totalement des entreprises vampirisées et dont la réussite est conditionnée par le pressage, tel du raisin, de l'entreprise, avant revente à un autre vautour. Qui se paiera lui aussi sur la bête… Jusqu'à ce que mort s'ensuive (mais y'a aussi des sous à se faire sur le dépeçage). Un coda intéressant à cette exhibition est la littérature abondante expliquant et célébrant ce mépris de l'homme et du travail pour ne vanter que réussite individuelle au mépris du groupe qu'est une civilisation. Je suis d'accord avec le dernier intervenant qui contemple l'idée que notre civilisation est sur sa pente descendante, en décadence.
Pour limiter les TMS dus à l'usage d'un clavier, ce message a été rédigé sur un clavier bépo
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